Les Chemins de la Mémoire

Amnésie et Pauvreté...

séance du 31 Mai

"Et plaf!"

Voilà le premier son que vous entendez en ressortant d'un long sommeil. Vous êtes trempés et vous puez le poisson. Vous entendez des voix au loin, couvertes par les cris des mouettes. L'odeur de la mer se mêle à celle du poisson. Le sol est dur et visqueux: pas de doute, vous êtes sur un quai, sur un tas de poissons. Mais où? Aucune idée. D'ailleurs vous n'avez aucune idée de comment vous êtes arrivés ici, ni de ce qui s'est passé la veille ou la semaine dernière. Pire, pas même le mois dernier…Maintenant, vous avez froid, il faut dire que vous êtes vétus de haillons mouillés avec pour seul ornement un coquillage en guise de pendentif autour du cou. Mais qui est donc ce gros type qui vous observe d'un air goguenard depuis le bout du quai?

Ce "type", c'est Gustave Frangequin et il se présente comme le patron de l'auberge des trois rivières. C'est lui qui apprend aux val(malh)eureux héros, qu'ils se trouvent en la cité d'Oxiol.

La petite troupe se compose de:

Archibald Sous-Blé, un gnome Magicien - Jean Hubert Savinien de Coligny, un barde duelliste (parfois surnommé "Lubrique") – Lars, un pirate (parfois surnommé "Pourceau") – Throrin, un guerrier nain - Tragrul, un prêtre de Vultor Modhos (souvent appelé "Créature") et Miséricorde, une pistolière Saline (parfois surnommée "Ma chère").

Il est amusé de voir à quel point vous semblez avoir la gueule de bois et explique que vous êtes clients chez lui depuis une dizaine de jours, que vous avez payé la semaine dernière pour un mois d'avance et que depuis ce jour, il ne vous avait pas revu.

Un rapide examen de vos tenues et de vos corps meurtris vous indique que vous portez tous le même type de toges grisâtres, déchirées et tâchées, que vous n'êtes pas rasés depuis plusieurs jours et que mis à part ce coquillage, vous ne portez sur vous aucun bijou ni objet de valeur. Archibald remarque une vieille tâche d'encre verte sur son index gauche, probablement assez ancienne (un mois au moins). Lars quand à lui, porte les stigmates d'une vieille morsure de près de 15 centimètres de large au niveau de la main droite. Au vu des multiples hématomes que vous portez, il est vraisemblable que vous vous soyez battus et ayez reçus de nombreux coups contondants mais que vous avez dû recevoir également des soins magiques pour ce qui concerne des blessures un peu plus sérieuses.

Gustave vous a alors conduit jusqu'à l'auberge, où vos trois chambres vous attendaient. Il vous annonce qu'il a comme convenu gardé le coffret que vous lui aviez demandé de mettre à l'abri, "au cas où". Ce dernier contient six dagues et quelques bourses qui contiennent la somme globale de 60 Nacraos, la monnaie locale, faite d'après Archibald d'une matière assez semblable à l'os de baleine. Il ne connait pas la raison de votre venue à Oxiol et sait juste que vous lui aviez demandé où se trouvait le temple, la guilde de magie et quelques adresses d'alchimistes, profession d'ailleurs fort mal vue en la cité.

En fouillant vos chambres à la recherche de choses qui y auraient hypothétiquement été cachées, Hubert découvre dans une cavité située sous des lattes de plancher un étui en cuir de grande taille, qui contient une magnifique vivelame de facture elfique et un parchemin, manifestement écrit par ses soins. Redescendus dans la salle commune faire le point, à la vue de la lame, Gustave vous explique les règles de vie qui concernent les étrangers, La Charte, que vous semblez également avoir totalement oublié.

Dans la salle commune, Misselaine, une femme d'un âge mûr, bien en chair, envoie quelques oeillades langoureuses à Hubert. Elle n'a pas oublié la fantastique nuit d'amour qu'ils ont passé ensemble, explique qu'elle a hâte de recommencer mais qu'il lui avait aussi promis de lui payer son loyer et une nouvelle robe…le joli-coeur l'éconduit avec ménagement.

L'adresse d'Achille l'alchimiste est fournie par Gustave et vous vous rendez à son échoppe, un petit bâtiment d'un étage, ouvert sur la rue. De derrière un lourd rideau rouge apparait le visage souriant et aimable de l'artisan, qui manifestement vous connait. En effet, il y a quelques mois, vous lui avez commandé six doses (une chacun) d'une potion qui provoque les mêmes effets apparents que la maladie dite du "bouchon vert", sans lui expliquer pourquoi vous vouliez obtenir ces symptômes. Cette maladie provoque de fortes fièvres et des plaques verdâtres sur le corps au niveau du ventre. Une victime meurt de faim, au bout de quelques semaines de longues souffrances en raison d'un estomac qui ne remplit plus sa fonction. Vous aviez alors rassemblé l'ensemble des ingrédients nécessaires (une murène vivante, de l'encre verte, de la bile d'orque, dix grammes d'un champignon appelé le "Burakinum Bustafinae", un oeuf, des fraises et du lait de brebis) puis Achille avait mis huit semaines pour la préparer, vous demandant 250 Nacraos pour le travail. Vous avez pris livraison de votre commande il y a quinze jours maintenant.

Achille explique ne connaître aucun remède à la curieuse perte de mémoire qui vous affecte mais qu'il sait que la mise en situation est le meilleur moyen de réactiver la mémoire, notamment par la répétition. Si toutefois vous désirez qu'il refasse la potion, il vous faudra avancer la somme de cent Nacraos à titre d'acompte et il aura à nouveau besoin de huit semaines.

Comme vous lui demandez si quelque chose de notable s'est passé en ville ces dernières semaines, il vous apprend que le temple de Nog a été cambriolé il y a environ une semaine, et que le reliquaire a été forcé. D'ailleurs, le temple devrait proposer rapidement une récompense importante à qui pourra apporter des informations valables à ce sujet.

Lorsque vous sortez de chez Achille, un grand bruit de conque retentit à travers la ville. Vous apprenez qu'il s'agit de l'annonce de l'arrivée du cirque d'Eus, qui vient tout les trois mois s'installer à Oxiol pour un mois environ.

Sur les conseils d'Achille, vous vous rendez ensuite chez Karim Engul, écrivain public, à même de vous avoir fourni l'encre verte. Ce dernier, lors de votre arrivée est aux prises avec un importun, maître Hydronis, qui lui réclame à nouveau son loyer de la semaine, alors qu'il l'a déjà payé comme le stipule la quittance qu'il lui fournit. Karim, gêné de la situation, explique qu'Hydronis, propriétaire de plusieurs locaux commerciaux et appartements, subit d'importants troubles de la mémoire depuis plusieurs mois, et que chaque semaine il réclame son loyer, comme s'il avait oublié qu'il avait déjà fait sa tournée. Pour économiser neuf Nacraos, Archibald utilise la magie pour que Karim lui offre l'encre.

Vous vous rendez également chez Bertrand le Groin, spécialiste es champignons, qui porte ce surnom en raison de son don à "renifler" les truffes. Dans son échoppe, vous assistez à une scène cocasse. Une dispute éclate entre lui et son épouse. Elle lui reproche d'être trop souvent "distrait lorsqu'il rend la monnaie" et que cela entraîne des nombreuses erreurs de caisse. Elle ajoute que c'est aussi à cause de sa "distraction" qu'ils sont victimes de vols à la tire régulièrement et qu'ils vont finir par avoir des ennuis, les produits disparus étant principalement des champignons vénéneux utilisés d'ordinaire par des alchimistes ou autres "gens louches".  Il reste penaud et grognon à la fois. Lui aussi semble vous reconnaître (merci "Créature"!). Il vous confirme qu'il a des "Burakinum Bustifanae" en stock.

Pour rencontrer Galfareen, qui vous a fourni la bile d'orque, il vous faudra attendre quelques jours. Il ne dresse son étal que les jours de marché. 

Vous vous rendez au temple afin d'essayer d'en apprendre un peu plus sur le cambriolage (et la récompense…). Vous apprenez alors que trois reliques ont disparu, un encensoir, une couronne et une vivelame. Les trois objets ont appartenu au fondateur du temple, un elfe disparu il y a bien longtemps.

En repartant à l'auberge des trois rivières, vous croisez une patrouille qui escorte un prisonnier, un solide gaillard blond comme les blés.

Le soir, vous buvez quelques chopines et jouez aux dés avec quelques habitués. Hubert apprend qu'il a une dette de jeu de deux Nacraos auprès de Lopi le docker, un brave type usé par la tâche, père de neuf enfants. N'écoutant que leur courage et devant l'immense coup financier à réaliser, Hubert et Throrin décident de lui faire la peau et de le dépouiller. Le pauvre ère, quelque peu éméché de surcroit, est vite neutralisé et suriné sur le "Pont du trépas". Son corps est jeté à a mer, il ira nourrir les crabes…Les deux héros, riches de quelques Nacraos, retournent dormir à l'auberge, leur sommeil à peine troublé par leur méfait.

Tragrul, se grattant la tête, trouve une légère marque dans le haut de son cou, une blessure faite par une petite pointe ou une aiguille, comme si on la lui avait enfoncée  dans le crâne. Après vérification, vous portez tout les six les mêmes stigmates.

Le lendemain, Gustave vous apprend que le prisonnier que vous avez croisé la veille est un mercenaire de bonne réputation nommé Peigny, et qu'il était de faction pour surveiller l'échoppe de tissus d'un certain Bernardin. L'échoppe a été cabriolée, les voleurs ayant pris la recette de la semaine, particulièrement élevée en raison de grosses ventes éffectuées au palais d'Ao. Peigny assure n'avoir rien vu, ce qui est impossible car les voleurs sont passés par la porte d'entrée. Le sergent Furidon, responsable local de la milice du peuple, pense que Peigny est complice et l'a fait appréhender. Depuis, l'accusé ne cesse de plaider son innoncence, disant "qu"il ne se souvient de rien".

Alors que vous devisez tranquillement avec Gustave, un jeune homme entre dans la taverne…à la vue de Throrin, il prend les jambes à son cou et se sauve. Il heurte malencontreusement une charette à bras à sa sortie de l'établissement et est vite maîtrisé par "Lubrique" et Lars, qui l'entrainent dans une proche ruelle. Il explique avoir eu maille à partir avec le nain la semaine dernière, au marché. Il avait "ramassé sa bourse" alors qu'elle allait tomber par terre et le rustre l'avait alors accusé d'avoir tenté de le voler et menacé de lui "faire la peau" s'ils se recroisaient à l'avenir. Hubert et Lars le laissent repartir et bien leur fait car à la sortie de la ruelle, la milice du peuple les arrête afin de les interroger. Une vieille dame, ayant assisté à la scène, les a prévenu car elle avait cru être témoin d'une agression. Les deux comparses seront relachés après un léger interrogatoire mené au poste de la milice du quartier.

Archibald et la Saline se rendent au casernement de la milice du peuple afin de rencontrer Furidon. Ils devront revenir le lendemain, ce dernier n'étant pas de service. Ils lui apprendront par la suite qu'ils ont également un "problème de mémoire" et qu'il serait bon de vérifier si le dénommé Peigny n'aurait pas également une marque dans le cou. Le sergent les remercie et en prend bonne note.

Le soir à l'auberge, on s'inquiète de ne pas voir Lopi. Des hommes de la Juste Veille perturbent la soirée en faisant irruption, les armes mal dissimulées par leurs capes, dans la salle commune. Ils se dirigent vers votre table…mais ne s'y arrêtent pas. A la table voisine, un homme est rapidement maîtrisé et emmené manu militari…fausse alerte et peut être quelques sueurs froides pour les moins irréprochables d'entre vous…

Comme chaque étranger qui débarque à Oxiol se voit attribuer un référent à la capitainerie, vous vous rendez sur place afin de rencontrer le sergent Julien, qui vous a accueilli à votre arrivée, afin d'en apprendre un peu plus sur les circonstances de celle ci. Même si cela date, il se souvient très bien de vous. Vous êtes arrivés en ville sur un bâteau nommé l'Orchidée Rouge, les poches pleines et la cale était remplie de coffres et de malles, que vous avez fait débarquer, vous acquittant au passage des taxes locales. Il avait été obligé de faire un rapport aux autorités, car le navire était dépourvu d'équipage et était reparti piloté par une seule unique personne. Une femme d'une trentaine d'année qui laissait sur son passage une légère fragrance comparable à l'odeur de la terre à la suite d'un orage d'été. Cette dernière avait utilisé la magie afin d'appareiller et de hisser les voiles. A entendre Julien, vous aviez l'air d'être assez satisfaits d'être sur place et vous apprétiez à prendre du bon temps.

De retour à l'auberge, un message d'Achille vous attend. Il vous demande de vous rendre chez lui. Il a obtenu quelques renseignements.

Tout d'abord concernant les soucis de mémoire, il existe un produit qui pourrait avoir des effets comparables à ce que vous lui avez décrit, mais cette substance, le blue Whinis, est une poudre qui s'inhale, pas qui s'injecte. Il ignore la composition exacte de la drogue, mais il est fort probable qu'elle contienne notamment des champignons hallucinogènes. D'après lui, il est possible d'essayer de prendre contact avec des dealers en trainant dans les tavernes mal famées dans le quartier du petit-port.

Pour ce qui concerne la maladie du "bouchon vert", toute personne qui développerait les symptômes d'une maladie aussi grave aurait la possibilité d'avoir accès à un établissement appelé le sanatorium du professeur Bolès.

Certains disent que l'emplacement de cette institution est tenu secrêt en raison du véritable bouillon de culture qu'il abrite. La clinique ne se trouverait pas à Oxiol, même si elle dépend vraisemblement des Colloquiers de la Douleur et de l'hôpital. Une seule personne en ville est connue pour savoir où se trouve le sanatorium. Il s'agit d'un nommé Kolbytur, associé de Bolès.

Achille a également appris qu'un Colloquier de la douleur nommé Felicien aurait soigné il y a quelques mois un étranger, nommé Gafax, qui présentait les symptômes de cette maladie rare. Après avoir essayé en vain nombre remèdes, il a fini par soumettre le cas à Kolbytur, qui a fait envoyer le malade dans la clinique privée du professeur Bolès.

Quand à ce dernier, on sait peu de choses à son sujet. Il vient de l'étranger, où il aurait fait fortune en soignant de riches notables. Depuis, il accueille les fous et les cas de maladies rares dans un sanatorium privé. Le lieu étant gardé secret pour éviter que l'on ne dérange ses patients. La clinique a acquis une réputation mitigée. D'aucuns pensent que c'est un havre pour les personnes en grande difficulté. D'autres pensent que c'est un lieu sordide, vaste laboratoire d'un savant fou, mais bien évidemment les gens fantasment ce qui est mystérieux et inconnu…

Achille peut vous introduire auprès de Félicien (désolé…)…

Comments

TristanRougeCarmin

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